Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 14:02

Le développement durable est aujourd'hui une vague sur laquelle il fait bon surfer.
Les industriels l'ont bien compris, et dans le but de "ratisser large" en s'adressant à une population "alter" branchée, ont choisi pour beaucoup de se racheter une image.

Loin de moi l'idée de critiquer toute initiative, de la rejeter, ou de faire un sectarisme primaire. C'est tout à leur honneur. Et il serait facile de les accuser de ne vouloir faire que "éthique" dans le but de se racheter une image ou une conscience.

Je ne suis pas pour le GreenWhashing mais pour autant, il faut prendre le bon en chacun.


Pourtant, il ya des initiatives qui ne se projettent pas plus loin que le bout de leur nez.

Faire du développement durable c'est bien. Le faire bien, c'est mieux.

Par exemple, vous avez tous entendus parler du "recyclage" des déchets. Parmi les exemples de recyclage, la transformation des déchets PET en fibre polaire est un exemple reconnu.

A priori, une initiative excellente si elle ne se soumet pas aux lois de marché boursières. Si elle ne se soumet pas à la logique de la baisse des couts et de l'augmentation du profit capitaliste.

Ainsi, les bouteilles PET sont récupérées ici en Europe (région du monde où leur utilisation est la plus répandue), sont transportées par container sur des Cargos jusqu'en Chine où elles sont transformées en fibres polaires. (l'histoire a du mal à être précise sur l'utilisation du travail des enfants.....) De la Chine, elles sont réexpédiées en France ou en Italie, où elles sont ré acheminée jusque dans les pays de l'Est pour être tissées, découpées, cousues...  puis re-expédiées par voie terrestre pour alimenter des points de ventes de grandes enseignes GreenWashers telles que GAP.

Que de carburant utilisé pour le retraitement de ces déchets!!!!!!

Lorsque nous achetons nos polaires pour l'hiver, assurons nous qu'elles proviennent de fibres retraitées sur place. Allez, un effort.. Je suis certaine qu'on peut en trouver facilement. Certes un peu plus cher. Mais puisque vous vous lavez au savon de marseilles depuis que vous êtes "DD", vous avez réalisé quelques économies sur le gel douche.... 

A méditer.....



Par Khalam - Communauté : Développement Durable
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Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 17:32
 
Le bonus-malus est la première application concrète du Grenelle de l’Environnement. Pour la première fois, un pays introduit un avantage compétitif sur les produits les moins polluants, et pénalise les plus polluants. L’objectif est de pousser les producteurs et les consommateurs vers des produits plus propres. Cette application devrait s’étendre à davantage de produits de consommation.

Depuis le 1er janvier 2008, le système « bonus-malus » pour les voitures neuves est entré en vigueur. Ce nouveau système a pour objectif de récompenser l’achat automobile « éco-responsable », en incitant les acheteurs de véhicules neufs à privilégier les véhicules les moins polluants.
Ce système est donc basé sur les émissions de CO2, pénalisant ainsi les véhicules les plus polluants.

Le principe est le suivant :
- un bonus écologique est versé lors de la première immatriculation pour tout achat d’un véhicule neuf émettant 130g CO2/km et moins. 30% des ventes entrent dans cette catégorie.
- le bonus écologique sera complété d’un « super bonus » de 300€, lorsque l’acquisition du véhicule accompagnera le mise au rebut d’un véhicule ancien de plus de 15 ans.
- l’achat d’un véhicule émettant plus de 160g CO2/km entraînera le paiement d’un malus au moment de l’immatriculation du véhicule. Environ 25% des véhicules neufs sont concernés.
- les véhicules qui émettent entre 130g et 160g CO2/km se situent dans « la zone neutre », ils ne sont impactés ni par le bonus, ni par le malus.

Le mécanisme est construit de telle sorte que les recettes du malus équilibrent les dépenses du bonus et du super bonus, ce qui n’entraînera aucun prélèvement supplémentaire sur les ménages et les entreprises.

Questions / Réponses :

A partir de quand s’applique le bonus ?
Le bonus s’applique aux véhicules commandés à compter du 5 décembre 2007 inclus. C’est la date de commande du véhicule qui compte.

A partir de quand s’applique le malus ?
Le malus s’applique dès la première immatriculation en France des véhicules à partir du 1er janvier 2008. C’est la date d’immatriculation qui compte. Sauf pour les véhicules neufs commandés avant le 5 décembre 2007, pour lesquels un versement d’acompte de 10% a été effectué.

A partir de quand s’applique le dispositif « super bonus » ?
Le « super bonus » s’applique aux commandes passées à compter du 5 décembre 2007 : depuis cette date, toute commande d’un véhicule propre accompagnée du retrait d’un véhicule de plus de 15 ans déclenche le versement d’un « super bonus » de 300€.

Comment fonctionne le bonus ?
Le bonus est déduit du prix d’achat TTC du véhicule. Il doit être identifier et visible sur la facture.

Comment fonctionne le malus ?
Généralement, c’est le concessionnaire qui procède à l’immatriculation du véhicule en préfecture. Donc, c’est lui qui va faire l’avance du malus. Il l’inclura ensuite dans la facture dans la catégorie des « frais d’immatriculation ». Si vous procédez vous-même à l’immatriculation du véhicule en préfecture, vous paierez le malus en même temps que votre carte grise.

Est ce que le malus est payable tous les ans ?
Le malus est payable en une seule fois à la première immatriculation du véhicule. Néanmoins, une évolution du malus allant dans le sens d’une annualisation partielle réservée aux véhicules les plus polluants est à l’étude.

Comment cela fonctionne pour une Location Longue Durée ?
Le bonus bénéficiera à la personne qui loue la voiture. Il sera déduit du montant de la première quittance de loyer. En cas de malus, son montant sera inclus dans les « frais d’immatriculation ».

Est ce que le malus se cumule avec la taxe sur les véhicules de société ?
Oui, les deux dispositifs se cumulent. Le malus est payé au moment de la première immatriculation et la taxe sur les véhicules de société est payée tous les ans.

Les véhicules d’occasion sont-ils concernés par le bonus-malus ?
Ils ne sont pas concernés par le bonus-malus : seuls les véhicules neufs sont concernés. Il existe une exception pour les véhicules d’occasion achetés directement à l’étranger. Le montant du malus sera alors réduit de 10% par année écoulée depuis la première mise en circulation du véhicule.

Les seuils de déclenchement du bonus et du malus :
Par Khalam - Publié dans : DD'au quotidien - Communauté : Développement Durable
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 21:42

annuairebioeco.fr

 

Prendre conscience que ses habitudes de consommation ont une influence sur l'état de l'environnement est une chose, les modifier en est une autre... Le nouveau consom'acteur est parfois perdu pour savoir quels produits consommer, où les trouver. Pour répondre à cette attente, annuairebioeco.fr distingue les entreprises respectueuses de l’environnement dans le premier annuaire transversal et national en ligne pour une consommation écologique de proximité.

 

annuairebioeco.fr, c’est quoi ?
Un outil qui prend en compte tous les paramètres d'une consommation durable :

• Offre de services et produits biologiques et écologiques dans tous les domaines de la vie quotidienne
• Consommation de proximité pour le développement des territoires et des petites entreprises
• Lien entre acteurs et consommateurs : pour une consommation partie prenante

 

annuairebioeco.fr, comment ?
L’alimentation bio, les produits et services écologiques près de chez vous… en un clic. A la recherche d’un magasin bio, d’un agriculteur qui vend ses produits, …., il suffit d’indiquer son adresse ou simplement son code postal et le tour est joué : annuairebioeco.fr propose les entreprises à proximité sur une carte. En cliquant sur un résultat, l’internaute accède aux informations de l’entreprise.

Tous les domaines de la vie quotidienne : de l’alimentation biologique à la peinture naturelle, du jardinage bio aux cosmétiques écologiques : une base de produits et services détaillée, structurée et évolutive pour découvrir la richesse de l’offre écologique.

Multiplier les points de contact : vente directe, magasins, paniers, marchés, salons … Le référencement de tous les acteurs et de tous les lieux accessibles au consommateur final pour refléter la diversité de la distribution.

Un agenda en ligne : parce que consommer écologique, c’est aussi s’informer. L’agenda présente les principales manifestations ouvertes au public dans toute la France mais aussi l’actualité des entreprises (stages, conférences, événements…).

 

annuairebioeco.fr, pour qui ?
Pour les consommateurs : Simplifiez-vous la vie !
Enfin une information gratuite, positive et pratique : qui, quoi, quand, où !
Un espace conso
• Pour composer son propre répertoire
• Découvrir les nouvelles entreprises présentes près de chez soi
• Recevoir l’actualité des entreprises sélectionnées
annuairebioeco.fr : source de rencontres, source d’initiatives…

 

annuairebioeco.fr, c’est aussi
• Près de 2 000 adresses sélectionnées avec soin et notamment la plupart des magasins bio français
• 16 000 visites enregistrées au mois de novembre et près de 100 000 pages vues
• Un site construit avec les dernières technologies du web pour une ergonomie de recherche optimale
• Une approche simple et conviviale même pour celui qui n’a aucune connaissance en informatique
• Un site réservé aux entreprises spécialisées dont les produits et services sont labellisés (quand une norme environnementale existe)
• Une validation de chaque page ‘entreprise’ pour vérifier qu’elle correspond à l’esprit du site
• Une réponse à l’attente d’information des consommateurs
• Une palette d’outils innovants et en constante évolution pour toutes les parties prenantes d’une consommation écologique : professionnels, consommateurs, associations, groupements, réseaux

 

annuairebioeco.fr, c’est qui ?
annuairebioeco.fr est une initiative indépendante et positive… d’une consom’actrice
. Marie Vives, 32 ans, après 9 années passées dans un grand groupe international, a pris congé de son entreprise pour mettre son expérience (notamment en systèmes informatiques appliqués au marketing) au service de ceux qui agissent pour l’environnement.
Elle a créé la société Choisir d’agir.
Le projet est lauréat du réseau entreprendre.

Plus d’infos :

Dossier de presse :

Contact presse :

www.annuairebioeco.fr

Télécharger le dossier de presse

Marie Vives
n presse@annuairebioeco.fr Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
01 47 88 58 66

Par Khalam - Publié dans : DD'initiatives - Communauté : Développement Durable
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 21:38
►50 exposants et partenaires ►30 conférences et tables rondes ►5000 visiteurs

Un formidable gisement de valeur :
La révolution du Développement Durable succède aux révolutions industrielles et des NTIC, et crée de nouvelles opportunités de croissance et de compétitivité pour les entreprises dans un monde globalisé, en respectant à la fois notre environnement et les générations futures.

Un impact sur les processus, les organisations, les métiers et l’emploi :
En France, 400 000 emplois directs sont concernés par l’écologie, 1 million de plus le seront d’ici à 2020, dans tous les secteurs concernés et pour tous les métiers « revisités » par le Développement Durable et la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE).

Des bénéfices individuels et collectifs partagés :
En plaçant le Développement Durable au cœur de leur stratégie, les entreprises et leurs partenaires font le choix de la performance. Vecteur d’attractivité et de cohésion interne, outil de différenciation et de conquête de nouveaux marchés, facteur de réduction des coûts et réponse concrète à la pression sociétale, les bénéfices sont immédiats, mesurables et partagés.

►Les 2 et 3 avril 2008, à Paris, le salon PRODURABLE vous invite à :

PROMOUVOIR et VALORISER les actions, les bilans, les meilleures pratiques, les
projets, les innovations, les filières, les formations et les nouveaux métiers liés aux enjeux du Développement Durable : diversité, opportunités professionnelles égales pour tous, biodiversité, énergies nouvelles et renouvelables, consommations et achats responsables, respect des législations - Le savoir faire et le faire savoir de vos actions durables.

DEVELOPPER : votre réseau de contacts, sélectionner les meilleurs prestataires, créer des opportunités conjointes de développement…entre grandes entreprises de tous secteurs, PME-PMI, agences de référence, conseils et experts, régions et collectivités locales, acteurs publics, ONG, associations… Identifier qui fait quoi, qui finance, qui forme, qui recrute, qui accompagne, qui soutient, et comment. - Toutes les parties prenantes inter-connectées sur un même lieu.

RECRUTER : des ingénieurs et techniciens des filières environnement, des responsables RH, DD, Achats et Supply Chain, des financiers, juristes et fiscalistes spécialisés, les fonctions R&D, marketing, commercial et publicité responsables, formateurs, consultants, lobbyistes - toutes les fonctions sont concernées- détecter les opportunités d’emploi, développer son portefeuille de partenaires et candidats spécialisés - Etre acteur d’une « prospective emplois de demain » autour du Développement Durable.
Par Khalam - Publié dans : DD'initiatives - Communauté : Développement Durable
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 21:33
Par Koïchiro Matsuura, directeur général de l'Unesco.

Nous avons reçu une seule planète en héritage. Mais qu'en avons-nous fait ? La Terre est aujourd'hui un patrimoine en péril, et l'espèce humaine elle-même est en danger.

L'UNESCO vient de publier Signons la paix avec la Terre (Albin Michel / éd. UNESCO), troisième anthologie des «Entretiens du XXIe siècle» qui réunit, sous la direction de Jérôme Bindé, une quinzaine de scientifiques et d'experts de premier plan, tels que Paul Crutzen, Nicolas Hulot, Javier Pérez de Cuellar, Michel Serres, Mostafa Tolba, Dominique Voynet ou Edward O. Wilson. Avec leur concours, nous avons réalisé une radiographie prospective de la crise écologique mondiale, accompagnée de propositions pour l'action, dont l'essentiel est résumé dans cet article.

Avons-nous, même après les derniers résumés du GIEC et la Conférence de Bali, pris conscience de l'ampleur des défis titanesques que l'humanité va devoir relever, alors que le temps déjà lui fait défaut ? Je n'insisterai pas sur le diagnostic. Changement climatique, désertification, crise mondiale de l'eau, déforestation, dégradation des océans, pollution de l'air, des sols, de l'eau et des mers, érosion accélérée de la biodiversité : hélas, le tableau est connu.

Les conséquences économiques et géopolitiques d'une telle situation commencent seulement à être chiffrées. Notre guerre à la planète, risque d'avoir un coût de guerre mondiale, comme l'a rappelé le Rapport Stern. Et, au bout de la guerre à la nature, ne risque-t-il pas d'y avoir la guerre tout court, face à la pénurie croissante des énergies fossiles et des ressources naturelles et aux 150 à 200 millions d'éco-réfugiés anticipés par les études prospectives ?

Mais ce que nous interprétons comme des problèmes à commencer par le changement climatique ne sont pas tant des problèmes que des symptômes. Le vrai problème, en fait, est celui de la croissance matérielle dans un monde fini, qu'avait déjà posé en 1972 le Rapport au Club de Rome Limits to growth. Mais en 1972, nous dit Dennis Meadows, co-auteur de ce rapport, «l'humanité était en dessous des limites de la planète, maintenant nous sommes au-dessus», comme l'attestent les données concernant l'empreinte écologique de l'espèce humaine calculées par l'équipe de Mathis Wackernagel. En 1972, nous avions atteint 85% de ces limites. Aujourd'hui la consommation humaine des ressources se situe à environ 125% du niveau soutenable à long terme.

Alors, peut-on encore sauver l'humanité ? Oui, nous le pouvons, sans pour autant interdire à l'espèce humaine de se développer et de lutter contre la pauvreté. Pour ce faire, nous devons combiner la croissance et le développement durable, au lieu de les opposer.

Mais comment ? Il va nous falloir plus de science, plus de sobriété, moins de matière, plus de concret, et davantage d'éthique et de politique, et non pas moins : et donc un autre contrat, un contrat naturel et une éthique du futur.

Plus de science d'abord. Nombreux sont ceux qui pensent : la technoscience, voilà l'ennemi. Mais la main qui inflige la blessure est aussi celle qui la guérit. Nous ne parviendrons pas à sauver la planète et son hôte, l'espèce humaine, si nous ne construisons pas des «sociétés du savoir», qui accordent la priorité à l'éducation et à la recherche. Face aux défis du développement durable, nous devons renforcer nos capacités d'anticipation et de prospective. Pour sa part, l'UNESCO édifie depuis des décennies une base mondiale de connaissances sur l'environnement et le développement durable, alors même que si peu encore avaient conscience du problème ! Dès 1949, l'UNESCO a lancé la première étude internationale sur les zones arides ; dès 1970, elle a créé le programme «L'Homme et la Biosphère» (MAB), et ses programmes scientifiques mondiaux sur les océans et les géosciences sont reconnus comme des ressources uniques. Le GIEC a beaucoup puisé dans cette base de connaissances qu'il faut continuer d'enrichir et de compléter à l'avenir.

Plus de sobriété : il va nous falloir inventer des modes de consommation moins dispendieux et plus efficaces. Car avec l'extension croissante des modes de développement et de consommation occidentaux aux économies émergentes du Sud, quel autre choix avons-nous ? Trois ou quatre Planètes-Terre seraient nécessaires si l'on étendait tels quels à la planète les styles présents de consommation de l'Amérique du Nord.

Moins de matière : il va nous falloir «dématérialiser» l'économie et la croissance. Car peut-on arrêter la croissance ? Probablement pas. Que faire alors ? Il va nous falloir réduire la consommation de ressources naturelles et de matières premières dans chaque unité de production économique, qu'il s'agisse d'énergie, de métaux ou de minerais, d'eau ou de bois. Ce transfert de l'économie vers l'immatériel a déjà commencé, avec la révolution qui remplace les atomes par les bits, et qui est au principe de l'essor des nouvelles technologies et des sociétés du savoir. La «dématérialisation» de l'économie pourrait même favoriser le développement des pays du Sud, si les pays du Nord s'engageaient à dématérialiser un peu plus que les pays du Sud pendant environ 50 ans.

Mais la plus grande transformation de nos sociétés sera celle de nos attitudes et de nos comportements : comment dématérialiser la production si nous restons matérialistes ? Comment diminuer notre consommation si le consommateur en nous dévore le citoyen ? L'éducation au développement durable sera le levier de cette mutation.

Plus de concret : pour combler le fossé entre utopie et tyrannie du court terme, il faut des projets concrets et réalistes, y compris à l'échelle internationale. Exemple : la biodiversité : pour préserver les 34 zones écologiques jugées les plus prioritaires, qui ne couvrent que 2,3% de la surface terrestre du globe mais abritent 50% des espèces connues de plantes vasculaires et 42% des mammifères, oiseaux, reptiles et amphibies, il faudrait environ 50 milliards de dollars, soit moins de 0,1% du PIB mondial.

Un contrat naturel : pour cesser d'être les parasites de la Terre, nous devons accepter de signer un nouveau traité de paix avec la nature. Nous avions le contrat social, qui liait les hommes, il nous faut maintenant nous lier à la nature. L'idée paraîtra étrange à certains, mais elle est une suite logique de la prise de conscience écologique. Si désormais nous protégeons telles espèces, si nous préservons des paysages dans des parcs naturels, c'est que peu à peu nous reconnaissons dans la nature un véritable sujet de droit. La vraie démocratie du futur sera prospective ou ne sera pas : l'éthique du futur, qui exige que nous léguions un monde vivable à nos enfants, saura y jeter un pont entre l'économie et l'écologie, entre la croissance et le développement durable.

Sources : Le Figaro.fr

Par Khalam - Publié dans : DD'actu - Communauté : Développement Durable
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 21:56

En Octobre 2007 a été mis en place le Grenelle de l'environnement, ensemble de rencontres politiques organisées sur le territoire français.

Il a pour but de prendre des décisions sur le long terme en matière de Développement Durable et de protection de l'environnement.

 
Le Grenelle de l'environnement a été annoncé le 18 mai 2007 par Alain Juppé, alors ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, Sa mise en place a été finalisée en 2007 par M.Borloo.

Principes de fonctionnement

La concertation réunit les principaux acteurs du Développement Durable: l’État, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés. Les 40 membres représentants sont répartis en 6 groupes de

  • Groupe 1 « Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie "
  • Groupe 2 « Préserver la biodiversité et les ressources naturelles »
  • Groupe 3 « Instaurer un environnement respectueux de la santé »
  • Groupe 4 « Adopter des modes de production et de consommation durables »
  • Groupe 5 « Construire une démocratie écologique »
  • Groupe 6 « Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité »

Chaque groupe est ensuite divisé en atelier,deux ateliers intergroupes ont aussi été crées : l'atelier OGM et l'atelier Déchets.

 Les groupes de travail ont présenté leurs résultats les 24 et 25 octobre 2007 (en présence de  Nicolas Sarkozy, Wangari Maathaï, d'Al Gore, tous deux prix nobel de la paix et de José Barroso, président de la Commission européenne,) afin d'aboutir à la définition d'un certain nombre de propositions, mesures et annonces.

Le rapport général reprend le contenu consensuel issu des travaux préparatoires et se présente comme un « cadre de cohérence pour action publique » selon trois priorités que sont la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la biodiversité et la réduction des pollutions. Ce document est « le socle de ce qui pourrait être une stratégie de développement durable fondée sur le triple objectif de lutte contre le réchauffement climatique, de préservation de la biodiversité et de réduction des pollutions » et donc comme un « exposé des motifs de la future loi de programme dont s’accompagnera la mise en œuvre du Grenelle »[/

 

   
Par Khalam - Publié dans : DD'finitions - Communauté : Développement Durable
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 21:29

Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables lance l'édition 2008 de la Semaine du Développement durable.


Au lendemain du Grenelle Environnement, il est important que nous restions tous des acteurs du développement durable. J'invite donc les particuliers, les entreprises, les associations, les établissements scolaires, les collectivités locales… à participer à la Semaine du Développement durable en organisant des actions qui se dérouleront du 1er au 7 avril 2008.

La Semaine du Développement durable se déroule chaque année et mobilise tous les acteurs pour informer et sensibiliser le public aux composantes du développement durable et sur leur nécessaire complémentarité. Cette opération permet de motiver et de soutenir des changements de comportements pour un passage à l’acte, en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.

Cette nouvelle édition est le premier grand rendez-vous citoyen qui intervient à la suite du Grenelle Environnement et de l’engagement du Président de la République.

Afin de donner toute son importance à cet événement majeur, qui valorise l’action de chacun d’entre-nous, le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables a choisi pour l'édition 2008 de la Semaine du Développement durable le thème

Production et consommation durables



A chaque fois que nous rentrons dans un magasin, nous votons. Lors de nos achats, nous pouvons privilégier des produits plus respectueux de l’environnement (quantité d’emballage, mode de production, provenance géographique…), des produits fabriqués dans des conditions sociales acceptables (rémunération au juste prix, conditions de travail…). Face aux enjeux sociaux et environnementaux de notre siècle, nous devons passer à l’acte et consommer autrement.

Pour être sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets, une action doit prendre en compte le thème défini et mettre en avant au moins 2 des 3 composantes du développement durable : développement économique, évolution sociale et protection de l'environnement.

Pour participer :
www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr

Source : AFNOR
http://www.afnor.fr
Par Khalam - Publié dans : DD'actu - Communauté : Développement Durable
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